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Il y a deux choses que je ne supporte pas dans un concert : les filles qui s’évanouissent et la fumée des pétards. J’ai horreur de ça. J’ai horreur d’être bousculé dans le noir, j’ai horreur que l’on me marche sur le pied sans prêter attention au fait que je viens de les acheter avec mon salaire de misère, j’ai horreur de transpirer comme un marcassin traqué et j’ai horreur d’avoir à retirer ma chemise tellement il fait lourd et moite.

J’ai horreur de ce groupe anglais, j’ai horreur de leur côté beaux gosses des banlieues londoniennes qui excitent les filles avec ce qu’elles imaginent qu’ils ont dans le slip. J’ai horreur de sa tronche, au chanteur, on dirait un mannequin. J’ai horreur de son petit cul, de ses petits airs de minet, de sa barbe de quatre jours, de son bracelet au poignet. J’ai horreur quand il chante " i will love you " et quand j’ai l’impression que c’est pour moi qu’il dit ça. J’ai horreur de me faire des idées, de rentrer seul à la résidence, trempé de sueur, et de me branler sous les draps.