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Ce serait une opération délicate, monsieur Trichard. Je veux dire par là que je ne suis pas sûr que vous vous réveilleriez suite à l’anesthésie. Je crois qu’il vaut mieux pour l’instant oublier l’éventualité d’une opération et vous résoudre à accepter un traitement pharmacologique. Votre femme m’a dit que le dernier traitement vous avait rendu nerveux et amorphe. Je conçois que ce n’est pas de tout repos, que les doses que je vous prescris sont parfois affolantes mais vous pouvez me croire sur parole : elles sont nécessaires si tant est que vous voulez guérir dans les plus brefs délais.

Maintenant, monsieur Trichard, je vous demanderais de bien vouloir vous déshabiller, nous allons regarder d’un peu plus près votre colonne ainsi que l’état de vos hanches. Vous avez mal quand j’appuie ici ?