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Les guibolles de Guy, moi seul est le droit de les toucher. Ce n’est pas pour vous déplaire mais mon Guy est à moi et que personne n’ose s’aventurer autour de lui ou je pourrais me fâcher tout rouge.

Le fond de ma pensée ? Je n’aime pas voir comme vous le dévisagez. Vous ne m’inspirez pas confiance, d’ailleurs je n’ai plus confiance en personne depuis que Guy m’a fait des infidélités. Oh, pas grand chose à vrai dire mais quand il laisse traîner son œil un peu n’importe où sous les jupes des filles, il me vient à l’esprit des choses qui intéresseraient un magistrat, une cour de justice, vous voyez ? Je n’aime pas Guy quand il minaude comme ça, ses sales manies collées aux mains. Il m’oublie, il fait le fort en bras et c’est à peine s’il m’invite à danser le madison. Il aiguise ses guibolles avec des tronches de cactus tandis que je reste sur ma chaise à siroter un martini.

S’il croit me rendre jalouse, il se met un doigt dans l’œil. Je fais celle qui s’en moque et me sers à nouveau un verre. Je peux boire toute la nuit s’il le faut. J’ai les nerfs solides et le foie bien accroché. Je ne le lâcherai pas comme ça. C’est mon homme et c’est moi qui vais porter son fils. C’est une chose qu’il n’est pas prêt d’oublier.