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Je n’ai pas salué votre fils comme vous me l’aviez demandé, simplement parce qu’il se comporte avec moi comme un petit enfant gâté et qu’il me considère comme une cruche. C’est, je le regrette, la triste vérité, et je voulais vous en informer au risque, monsieur, de vous froisser. Permettez-moi de vous dire que je ne suis pas le seul à déplorer l’insolence de Philippe et ses sempiternelles simagrées à table ou dans la cour des loges. Le personnel du deuxième a encore retrouvé hier matin dans la salle des cuisines un poulet mort dont les yeux avaient été crevés à l’aide d’un fil de fer. Tout porte à croire que votre fils Philippe soit à l’origine de ce déplorable incident : je l’ai encore surpris hier soir avec son pantalon souillé par le sang du pauvre volatile. Je pense guère me tromper, monsieur, en vous révélant la nature foncièrement mauvaise de votre fils. Si vous me permettez, il serait peut-être temps de lui donner une bonne correction. |